⚕️ Leçons tirées du Bacille Calmette-Guérin pour les candidats au vaccin contre le SRAS-CoV-2

Les développeurs de vaccins contre le coronavirus 2 contre le syndrome respiratoire aigu sévère devraient prendre en compte certaines des leçons d’un «nouveau» vaccin introduit en 1921, à savoir le bacille de Calmette-Guérin.
Il y a cent ans, la tuberculose figurait parmi les 3 principales causes de décès dans de nombreux pays, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. A cette époque, un candidat vaccin, appelé le bacille de Calmette et Guérin (BCG), terminait ce que l’on appelle aujourd’hui les tests précliniques. Dans une série de rapports publiés entre 1909 et 1920, Albert Calmette et Camille Guérin ont montré que leur souche de Mycobacterium bovis était sans danger chez les cobayes, les singes et les veaux; ils ont même écrit qu’il était «inoffensif» après qu’un humain non identifié ait survécu à une provocation intraveineuse de 44 000 bacilles. Le vaccin a été utilisé pour la première fois sur l’enfant d’une mère tuberculeuse en 1921 avec un grand succès, et les premières études évaluant 579 enfants vaccinés vivant 4 ans dans des familles tuberculeuses ont rapporté 100% de survie. Après un début si prometteur, que s’est-il passé ensuite? Alors qu’un nombre inconnu de vies auraient pu être sauvées grâce aux vaccins BCG, l’épidémie mondiale de tuberculose fait rage avec environ 10 millions de cas et 1,5 million de décès attribuables à la tuberculose en 2019.
Quelles sont certaines des leçons de l’expérience du BCG, allant des problèmes conceptuels aux problèmes techniques, que nous devrions prendre en compte lors de l’évaluation des candidats vaccins contre le syndrome respiratoire aigu sévère coronavirus 2 (SRAS-CoV-2) en 2020?

Lessons From Bacille Calmette-Guérin for SARS-CoV-2 Vaccine Candidates| Le journal des maladies infectieuses Oxford University

👥 Auteurs ( 🎓 McGill University de Montréal, Québec, Canada ): 👤 Marcel A Behr, 👤 Maziar Divangahi, 👤 Erwin Schurr.

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