đŸ‘€ Camille GuĂ©rin

Camille GuĂ©rin est un vĂ©tĂ©rinaire et biologiste français, nĂ© le 22 dĂ©cembre 1872 Ă  Poitiers et mort le 9 juin 1961 Ă  Paris. Avec le docteur Calmette, il est l’inventeur du BCG, vaccin antituberculeux.

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Biographie

Camille Guérin

Camille Guérin est co-inventeur avec Albert Calmette du vaccin B.C.G. (Bilié Calmette Guérin) destiné à lutter contre la tuberculose.

Il est des noms de rue, de places, des hĂŽpitaux, des collĂšges, lycĂ©es
 qui sont implantĂ©s dans notre vie, nos habitudes, qui semblent naturels, comme si ces noms avaient toujours Ă©tĂ© prĂ©sents. C’est le cas d’un illustre scientifique prĂ©nommĂ© CAMILLE GUÉRIN Ă  qui l’on doit avec ALBERT CALMETTE, Le plus ancien vaccin en ActivitĂ©, le B.C.G.

Parcours d’un savant d’exception et BIENFAITEUR DE L’HUMANITÉ

D’origine modeste, la famille de Camille GuĂ©rin est originaire de Poitiers, dans la rĂ©gion nouvelle Aquitaine Ă  cĂŽtĂ© du Parc d’Attraction du Futuroscope. Son pĂšre Jean Hyppolyte Ă©tait entrepreneur de travaux publics et sa mĂšre s’occupait de ses deux garçons Abel, l’ainĂ© et le  jeune Camille nĂ© le 22 DĂ©cembre 1872 Ă  Poitiers, prĂšs de l’église St-Hilaire. Son pĂšre devait dĂ©cĂ©der prĂ©maturĂ©ment d’une mĂ©ningite tuberculeuse. Cette disparition fĂ»t trĂšs douloureuse pour le jeune Camille. Quelques annĂ©es plus tard, sa mĂšre Marie Augustine, jeune et soucieuse de l’avenir de ses deux enfants se remarie avec un vĂ©tĂ©rinaire de ChĂątellerault, Emmanuel VĂ©nien. Camille et son frĂšre Abel vont donc poursuivre leurs Ă©tudes secondaires au CollĂšge LycĂ©e Descartes de ChĂątellerault. De cette jeunesse, Camille GuĂ©rin aimait rappeler les sorties clientĂšles avec son beau-pĂšre, qu’il aimait accompagner dans les fermes soigner des bovins et des chevaux et aimait observer le vĂ©tĂ©rinaire VĂ©nien dans la maison familiale de la bruĂšre.

Ses Ă©tudes

Diplome

AprĂšs avoir rĂ©ussi son baccalaurĂ©at en 1892, c’est donc tout naturellement que Camille GuĂ©rin dĂ©cide de passer le concours d’entrĂ©e de l’Ecole VĂ©tĂ©rinaire de Maison-Alfort qu’il rĂ©ussit brillamment la mĂȘme annĂ©e Ă  la grande joie de Mr VĂ©nien qui voit dans son beau-fils, la reprise de sa clientĂšle. L’école VĂ©tĂ©rinaire de Maison-Alfort Ă©tait la seconde Ă©cole vĂ©tĂ©rinaire de France, crĂ©Ă©e par Claude Bourgelat en 1766. Excellent Ă©lĂšve, l’étudiant en vĂ©tĂ©rinaire GuĂ©rin, se fait vite remarquer par son professeur de mĂ©decine clinique et ancien directeur de l’école et grand connaisseur de la tuberculine, permettant de servir Ă  la prĂ©vention antituberculeuse bovine. Edmond Nocard (1850-1903). TrĂšs vite Camille GuĂ©rin, sympathise avec celui-ci au grand dĂ©sespoir de son beau-pĂšre. Camille GuĂ©rin restait le week end Ă  l’école vĂ©tĂ©rinaire et prenait plaisir Ă  Ă©tudier et Ă  Ă©couter celui qu’il surnommait son maĂźtre. Nocard. Camille GuĂ©rin choisit son destin la recherche.

Cette relation  va alors permettre Ă  Camille GuĂ©rin de faire la connaissance du docteur Albert Calmette que lui prĂ©sente Nocard en 1897. Albert Calmette, (1863-1933), est Ă  cette Ă©poque, mĂ©decin de marine, crĂ©ateur du 1er Institut Pasteur d’outre-mer Ă  Saigon (1891), et de l’Institut Pasteur de Lille (1897) et monte une Ă©quipe de collaborateurs constituĂ© de mĂ©decins, chimiste, et vĂ©tĂ©rinaire.

1897: ArrivĂ©e Ă  l’Institut Pasteur de Lille

C’est donc aurĂ©olĂ© des recommandations de Edmond Nocard, que Camille GuĂ©rin arrivĂ© dans ce nouvel Institut Pasteur Ă  Lille. Camille GuĂ©rin intĂšgre donc une Ă©quipe composĂ©e de 3 prĂ©parateurs DelĂ©arde, MĂ©decin, Rolants, Chmiste et Sanguinetti licenciĂ© en Sciences Physiques et MathĂ©matiques. Camille GuĂ©rin sera le 4iĂšme prĂ©parateur. Cette mĂȘme annĂ©e, Camille GuĂ©rin s’initie aux techniques de l’étude des venins et de la sĂ©rothĂ©rapie antivenimeuse. Il recherche les effets de la sĂ©rothĂ©rapie antivenimeux sur les animaux, en particulier sur le chien. GuĂ©rin fait une communication sur les morsures de serpent chez les animaux qui parĂąit dans la revue de mĂ©decine vĂ©tĂ©rinaire. GuĂ©rin et DelĂ©arde assurent la prĂ©paration des sĂ©rums et vaccins contre les maladies virulentes et contagieuses des animaux domestiques, ainsi que celle du sĂ©rum antivenimeux. Camille GuĂ©rin et Albert Calmette se feront mordre Ă  deux reprises par un cobra en prĂ©levant du venin.

Le 9 avril 1899, a lieu l’inauguration officielle de l’Institut Pasteur de Lille, toute la ville est en fĂȘte, les lillois sont venus accueillir Me Pasteur, Mr et Me Valery-Radot leurs enfants, Mrs Emile Roux, Directeur de l’Institut Pasteur de Paris, Elie Metchnikoff, sous-directeur de l’Institut Pasteur de Paris.

Ses recherches

C’est Ă  partir de 1900,  que Camille GuĂ©rin se consacre presque exclusivement aux deux sujets d’étude qui occuperont la majeure partie de sa carriĂšre scientifique : La Vaccine Jennerienne et la tuberculose. 
La tuberculose reprĂ©sente un vĂ©ritable flĂ©au, cette une maladie contagieuse est due Ă  la pĂ©nĂ©tration dans l’organisme d’un microbe identifiĂ© par un chercheur allemand, Robert Koch (1843-1910), dĂ©nommĂ© Bacille de Koch.
Cette mĂȘme annĂ©e, Camille GuĂ©rin se marie Ă  ChĂątellerault, le 22 octobre, avec Marie Lavergne et aura comme tĂ©moin pour leur mariage Calmette et Nocard. 
De cette union naitra, un fils Pierre (1901) et une fille Camille (1905). Madame Guérin sait partager tous les enthousiasmes, tous les soucis du laboratoire. Elle devine la portée des recherches poursuivies par son mari et Albert Calmette.

En 1903, Camille GuĂ©rin apprend la disparition de son ancien professeur Edmond Noccard Â» et c’est trĂšs affectĂ©, qu’il assiste le 2 avril 1903, avec Calmette aux obsĂšques de celui qu’il considĂ©rait comme son « maĂźtre Â».

La naissance du B.C.G

Logo Camille Guérin et le BCG

En 1906, Camille GuĂ©rin Ă©tudie avec Calmette, les possibilitĂ©s de vaccination contre la tuberculose et Ă©tudient les travaux de Arloing, VallĂ©e et Behring. Ils recherchent une race de bacilles tuberculeux attĂ©nuĂ©s dans leur virulence et susceptibles de protĂ©ger l’organisme d’une atteinte massive de bacilles tuberculeux virulents, ceci va donner lieu Ă  de multiples tentatives de recherche.
Ils Ă©tablissent que l’immunitĂ© antituberculeuse dĂ©pend de la prĂ©sence de quelques bacilles vivants mais peu virulents dans l’organisme. La voie est claire pour eux, il faut crĂ©er artificiellement une souche de bacilles tuberculeux privĂ©e de virulence dont les caractĂšres sont hĂ©rĂ©ditairement fixĂ©s. Toute rĂ©version de la virulence pouvant ĂȘtre catastrophique. Des circonstances fortuites mais intelligemment exploitĂ©es leur permettent d’aboutir aprĂšs de nombreuses et vaines tentatives ils mettent au point une technique qui leur permet d’attĂ©nuer lentement la virulence du bacille.

Calmette & Guérin

En 1908, Camille GuĂ©rin renforce ses recherches sur la tuberculose, avec Calmette, il Ă©tudie le bacille tuberculeux d’origine bovine souche virulente d’origine bovine Mycobacterium bovis, cultivĂ© sur pomme de terre et additionnĂ© de bile de bƓuf. Cette culture de bacilles tuberculeux avait Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  GuĂ©rin par Nocard. Des cultures de bacilles successives permettent l’attĂ©nuation de virulence du bacille tuberculeux. Cette dĂ©couverte leur permet d’aller dans une direction, ainsi une souche virulente d’origine bovine est cultivĂ©e sur de la pomme de terre cuite, dans de la bile de bƓuf glycĂ©rinĂ©e. AprĂšs 25 jours, ils constatent  que le bacille perd un peu de sa virulence et en mĂȘme temps que sa morphologie se modifie lĂ©gĂšrement.  DĂšs lors toutes les 3 semaines, Calmette et GuĂ©rin, rĂ©pĂštent cette opĂ©ration. Chaque fois, la mesure d’attĂ©nuation de virulence, contrĂŽlĂ©e sur des cobayes indique un progrĂšs. Lentement le B.C.C vient au monde.Ainsi en 1921, au bout de 13 ans et aprĂšs 230 passages ininterrompus sur de la bile de bƓuf, un bacille nouveau dĂ©pourvu de virulence est obtenu. C’est en  1921, que le Docteur Benjamin Weill-HallĂ©, pĂ©diatre des hĂŽpitaux de paris et crĂ©ateur de l’école de puĂ©riculture et son collaborateur Raymond Turpin, vont vacciner le 1iere enfant au BCG Ă  l’hĂŽpital de la charitĂ© de Paris. Ce premier vaccinĂ© est un nouveau nĂ©, choisi pour les conditions particuliĂšres qui menacent sa santĂ©. Sa mĂšre tuberculeuse est dĂ©cĂ©dĂ©e, peu de  temps aprĂšs l’accouchement et il devait ĂȘtre Ă©levĂ© par ses grands-parents dont la grand-pĂšre, Ă©tait atteinte de tuberculose. Donc peu de chance que cet enfant Ă©chappe Ă  la contagion. Le 18 Juillet 1921, cet enfant fĂ»t ainsi le 1ier enfant vaccinĂ© du BCG l Ă  l’hĂŽpital de la charitĂ© de Paris. Une plaque de commĂ©moration rappelle cet Ă©vĂšnement Ă  la facultĂ© de mĂ©decine de Paris Descartes (anciennement HĂŽpital de la CharitĂ©). A travers cette dĂ©couverte, on peut admirer la patience, la tenacitĂ© et la bienvaillance de Albert Calmette et Camille GuĂ©rin, bienfaiteurs de l’humanitĂ© qui n’ont jamais dĂ©posĂ© de brevet de leur invention car ils souhaitaient offrir le BCG, leur bacille bovin au plus grand nombre pour combattre la tuberculose partout sur la terre.

Cette dĂ©couverte du vaccin BCG ne masque pas les drames qu’ont vĂ©cu Calmette et GuĂ©rin, la guerre de 14-18, la disparition de Me GuĂ©rin de la tuberculose en 1914, la dĂ©portation de Me Calmette Ă  Holzminden, l’assassinat de Gaston Calmette, Directeur du journal le Figaro, le 16 mars 1914 par Me Henriette Rainouard, qui deviendra la seconde Ă©pouse de Joseph Caillaux, Ministre des Finances qui sera acquittĂ©e avant le dĂ©but des hostilitĂ©s.

AprĂšs la guerre de 14-18, Albert Calmette devient sous-directeur de l’Institut Pasteur de Paris en 1919 et Camille GuĂ©rin fait revenir ses enfants et continue ses travaux Ă  l’Institut Pasteur de Lille . Il continue ses travaux sur le BCG et fait des essais du BCG sur des bovins notamment.

En 1928, Camille GuĂ©rin est rappelĂ© par Calmette Ă  l’institut Pasteur de Paris pour prendre la responsabilitĂ© du service de tuberculose, nouvellement crĂ©Ă©, GuĂ©rin accepte de venir Ă  la condition de ne dĂ©pendre que de Calmette.  C’est avec regret, que GuĂ©rin quitte Lille, il Ă©crira au directeur de l’époque Gernez Rieux « J’ai laissĂ© la moitiĂ© de mon cƓur Ă  Lille et l’autre moitiĂ© n’est pas encore guĂ©rie de cet abandon Â». A son arrivĂ©e, il retrouve des collaborateurs spĂ©cialistes de cette vaccination, Boquet, NĂšgre, Valtis, Saenz dont les noms resteront liĂ©s Ă  l’étude et aux applications du B.C.G.

L’affaire LĂŒbeck

Ă©quipe Pasteur

Le BCG est dĂ©sormais reconnu et l’Institut Pasteur adresse des souches BCG Ă  ceux qui le demandent. Ainsi en Allemagne, Mr Alstaedt, Directeur de l’office d’hygiĂšne publique de Lubeck demande la souche BCG qu’il cultivera. Au printemps 1930, Calmette et GuĂ©rin apprennent une nouvelle stupĂ©fiante, le dĂ©cĂšs de 71 enfants sur les 252 enfants vaccinĂ©s par le BCG et 71 enfants sont tombĂ©s malades Ă  Lubeck. Toute la presse française et Ă©trangĂšre, se dĂ©chaine et dĂ©clenche des polĂ©miques avec lettres d’insultes et menaces de mort. Quelques mois plus tard, en aout 1930,le CongrĂšs de l’Union Internationale contre la Tuberculose  maintient leur confiance au BCG. 1932, le ProcĂšs du BCG se dĂ©roule Ă  Lubeck, le 6 fĂ©vrier 1932, le tribunal conclut que « la tragĂ©die de Lubeck n’avait pas Ă©tĂ© provoquĂ© par un retour Ă  la virulence du BCG et que la souche de BCG avait Ă©tĂ© souillĂ©e au laboratoire de Lubeck Â». Le BCG subissait malgrĂ© tout un vĂ©ritable prĂ©judice.

En 1933, Calmette sortira fatiguĂ© de cette histoire et le jeudi 26 octobre 1933, Albert Calmette se trouve mal et dĂ©cĂšdera le dimanche 29 octobre 1933 dans son appartement de l’Institut Pasteur de Paris. Quelques jours plus tard, le Docteur Emile Roux directeur de l’Institut Pasteur dĂ©cĂšdera Ă  l’ñge de 80 ans.  mais avant de mourir, il demanda Ă  ce que l’Institut Pasteur laisse Ă  la disposition de me Calmette, l’appartement du couple. Albert Calmette se fera inhumĂ© Ă  Jouy en Josas dans la propriĂ©tĂ© qu’il avait restaurĂ© qui avait Ă©tĂ© offert par la sƓur de l’écrivain Paul Bourget Ă  l’Institut Pasteur. Emilie Calmette, son Ă©pouse dĂ©cĂšdera en 1966 et sera inhumĂ© avec son mari.Calmette et GuĂ©rin se dĂ©fendent et l’avenir leur donne trĂšs vite raison lors du CongrĂšs International d’Oslo contre la tuberculose en 1930. En effet, le tribunal de LĂŒbeck confirme en 1932, que la souche de BCG, en provenance de l’institut Pasteur avait Ă©tĂ© confondue avec une culture virulente.

Camille GuĂ©rin a perdu ses deux ainĂ©s, qu’il admirait et respectait, il lui reste Ă  assurer et Ă  contrĂŽler la production du BCG avec toute la rigueur, la foi scientifique qui le caractĂ©risent. Il ne manquera pas une occasion pour exprimer son regret de voir Calmette disparu trop tĂŽt pour assister Ă  la consĂ©cration mondiale du BCG.

timbre antituberculeux de 1934

Resté seul, Camille Guérin préside dorénavant à la diffusion et à la généralisation de la vaccination par le B.C.G, il continue ainsi sa vie en travaillant à développer le timbre antituberculeux afin de récolter des fonds pour développer le B.C.G et les recherches antituberculeuses.

En 1940, les allemands envahissent Paris, Camille GuĂ©rin dĂ©cide de vivre dans son laboratoire jusqu’à la fin de sa vie et s’occupera du BCG et de l’animalerie avec quelques collaborateurs volontaires. En 1942, Camille GuĂ©rin prĂ©fĂšre rester Ă  l’Institut Pasteur de Paris que de prendre sa retraite pourtant bien mĂ©ritĂ©.

AprĂšs la guerre, Camille GuĂ©rin dĂ©cide de rester Ă  l’Institut Pasteur de Paris, il habite toujours dans son laboratoire du service de la tuberculose et fait profiter de sa longue et prĂ©cieuse expĂ©rience Ă  ses jeunes collĂšgues. Il demeure ainsi auprĂšs de sa fille Camille et de ses petits-enfants venus le rejoindre aprĂšs la guerre Ă  Paris et qu’il voyait chaque soir ainsi que le week-end et rend visite rĂ©guliĂšrement Ă  Me Calmette, qu’il admirait.

Au fil des annĂ©es, Camille GuĂ©rin devient le porte parole du B.C.G, il assiste au CongrĂšs du BCG en 1948 accompagnĂ© de Madame Calmette Ă  Paris et Ă  Lille qui rendra l’obligation vaccinale du B.C.G, Ă©lu Ă  l’acadĂ©mie de mĂ©decine en 1935, il reçoit les honneurs en devenant le PrĂ©sident de l’AcadĂ©mie de mĂ©decine en 1951, reçoit le grand-prix de la recherche scientifique de l’AcadĂ©mie des Sciences en 1955 et grand-croix de la lĂ©gion d’honneur en 1958.

Camille Guérin entouré de ses enfants (Pierre et Camille) traversant le pont de Bonneuil Matours
Camille Guérin assis entouré de ses enfants et de leurs conjoints (Paulette Lochon, Jean Santoni)

ParallÚlement à ses recherches, Camille Guérin aimait revenir dans la maison familiale de Chabonne, situé sur la commune de Vouneuil-Sur-Vienne à cÎté de Chùtellerault et du Futuroscope. Camille Guérin avait en effet connu Vouneuil-Sur-Vienne, par sa femme dont le grand-pÚre, Charles Pageault était maire.

Camille GuĂ©rin apprĂ©ciait ainsi les promenades avec ses petits-enfants sur le pinail (Bernard, Françoise et Pascal), il aimait la foire de Bonneuil-Matours  oĂč il rencontrait le cĂ©lĂšbre poĂšte local Maurice Fombeurre, Professeur au CollĂšge de France, mais.Ă©galement visiter les Ă©glises romanes du poitou, les battages du passĂ© des villes de ChĂątellerault et de Poitiers, Ă©changer Ă  la sortie de l’Ă©glise de Vouneuil, avec Madame la Vicomtesse Yvonne de Lestrange, propriĂ©taire du chĂąteau de ChitrĂ©, Pasteurienne, Marrainne littĂ©raire de St-Exupery et bienfaitrice de la commune de Vouneuil-Sur-Vienne.

Yvonne De Lestrange (1892-1977) Chercheur bĂ©nĂ©vole Ă  l’institut Pasteur de Paris. Cousine par alliance de l’écrivain aviateur de St-Exupery.

Maurice Fombeure (1906-1981) Ă©crivain et poĂšte.

Retraite

MalgrĂ© son Ăąge avancĂ©, Camille GuĂ©rin a continuĂ© Ă  travailler dans son laboratoire de l’Institut Pasteur jusqu’Ă  la fin de sa vie, avant de s’Ă©teindre le 9 juin 1961 Ă  l’hĂŽpital Pasteur de Paris Ă  l’ñge de 89 ans.
Ce bienfaiteur de l’humanitĂ© est aujourd’hui enterrĂ© auprĂšs de son Ă©pouse, Marie, dĂ©cĂ©dĂ©e de la tuberculose,au cimetiĂšre Saint-Jacques de ChĂątellerault.

Les habitant de Vouneuil-Sur Vienne et ceux qui l’ont connu retiendront quant Ă  eux, sa simplicitĂ©, sa gentillesse, sa discrĂ©tion, et son amour pour le poitou. Vouneuil-Sur-Vienne et le dĂ©partement de la vienne ne l’ont pas oubliĂ© avec un collĂšge, un buste, un panneau de prĂ©sentation Ă  Vouneuil-Sur-Vienne, un lycĂ©e Ă  Poitiers et un hĂŽpital Ă  ChĂątellerault.

Aujourd’hui,  les chercheurs du monde entier considĂšrent cette dĂ©couverte comme l’une des plus grandes dĂ©couverte au monde la B.C.G est le vaccin le plus ancien en activitĂ©, il est Ă©galement utilisĂ© pour d’autres pathologies comme le cancer de la vessie, et demain, pour traiter le diabĂšte
 notamment.

SiĂšge Social de l’association: 29 rue de Chabonnes, Vouneuil-sur-Vienne, Nouvelle Aquitaine 86210 – FRANCE

Travaux Scientifiques


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