La vaccination des nourrissons en chute libre en mars

Le Covid-19 risque de ruiner les progrès réalisés dans la vaccination des nourrissons en France. Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), les ventes de vaccins destinés à protéger les enfants avant 2 ans sont en chute libre depuis la mise en place du confinement. Son rapport Epi-Phare, publié le 21 avril, montre que la délivrance des vaccins penta et hexavalents, qui immunisent contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B et les méningites à Haemophilus influenzae, est en baisse de 23 %. Celle du vaccin contre la rougeole et la rubéole est inférieure de 50 % dans la semaine du 23 au 29 mars, à ce qui était attendu. Il est probable que cette tendance se soit maintenue en avril, selon les experts
Le BCG, possible arme contre le virus
Selon l’Académie de médecine, la crainte des parents de fragiliser le système immunitaire de leur enfant en pleine épidémie de coronavirus peut aussi expliquer cet effondrement de la vaccination. «Il n’existe aucune donnée scientifique suggérant une interférence entre vaccination et infection à coronavirus chez le nourrisson», répond le Pr Daniel Floret, vice-président de la commission technique des vaccinations. Bien au contraire, la stimulation immunitaire par un vaccin vivant, comme le BCG contre la tuberculose ou le ROR contre la rougeole, pourrait déclencher une protection plus large que celle visée. «Il a été observé en Afrique que des campagnes de vaccination orale contre la poliomyélite entraînaient une baisse de la mortalité supérieure à celle qu’on aurait pu attendre», souligne le pédiatre. Des essais en cours chez l’adulte entendent d’ailleurs évaluer la possibilité que le BCG puisse aider à lutter contre l’infection

La vaccination des nourrissons en chute libre en mars

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